Hier soir avait lieu la désormais traditionnelle cérémonie des Gérard du cinéma. Une cérémonie qui a consacré l’un des "monstres" du cinéma français, Catherine Deneuve. L’actrice a reçu le prix du "désespoir féminin" pour son rôle dans Cyprien. Son alter ego est Cali, "désespérant" dans Magique, de Philippe Muyl.
Le palmarès complet :
Désespoir féminin : Catherine Deneuve, dans Cyprien
Désespoir masculin : Cali, dans Magique
Erreur de casting : Richard Berry, dans L’emmerdeur
"Gérard du réalisateur qui fait toujours le même film, mais en un peu moins bien à chaque fois" : Agnès Jaoui pour "Parlez-moi de la pluie".
"Gérard de l'actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari" : Arielle Dombasle pour "La possibilité d'une île" de Michel Houellebecq.
Gérard du film pour lequel avant d'y aller t'avais un doute et après, une certitude : L’emmerdeur, de Francis Weber
Gérard de l'acteur qu'on engageait au départ parce qu'il était moche et que c'était rigolo, mais dont on a fini par faire un sex symbol en lui faisant porter un pull à col en V à même la peau et une barbe de trois jours, alors qu'objectivement, il a toujours la même gueule : Jean-Paul Rouve, dans Sans arme, ni haine, ni violence
Gérard du titre Max Pécas : Les Randonneurs à Saint-Tropez, de Philippe Harel
Gérard du réalisateur ou de l'acteur qui parle de son film comme si c'était le dernier Fellini alors que même toi tu fais mieux avec ton Nokia et trois copains bourrés : Francis Huster, pour Un Homme et son chien
Gérard du film qui a un nom de vieille : Séraphine
Gérard de la feignasse tellement décontractée du gland qu'elle recycle un de ses vieux sketches en film d'une heure et demie : Gad Elmaleh, pour Coco
Gérard du film qui voulait sortir en douce pendant l'été mais heureusement, on a l'œil : La Fille de Monaco, avec Fabrice Luchini et Louise Bourgoin
Gérard de l'actrice pas très douée mais qu'on se mettrait bien sur le zguègue, pas vrai les gars ? : Vahina Giocante, dans Secret défense
Gérard du plus mauvais film : Cyprien, de David Charho
Gérard d'honneur pour l'ensemble de sa carrière : Antoine de Caunes